GALERIE PARVILLE

melanie bouillaud trajectoires 34 Galerie Parville

EXPOSITIONS

Mélanie Bouillaud

Trajectoire(s)

du 13 décembre 2024 au 14 janvier 2025

« Trajectoires »

Dans notre ère de la mobilité, MELANIE BOUILLAUD cartographie joyeusement nos transhumances collectives vers des lieux qui font sens dans notre vie. Nous pouvons nous identifier mutant dans la géométrie de divers éléments de notre urbanité ; espaces d’échanges, infrastructures de transport et services, repères collectifs dans le territoire et l’espace.

Dans cette dynamique trépidante et fléchée de nos vies, MELANIE réserve des espaces, des points et coins, comme des spots de lenteurs, points d’inertie ou d’appui ; arrêts sur image que nous commandons ou subissons.

Les œuvres de l’exposition « Trajectoire(s)  » symbolisent définitivement la vie en couleurs !


Qui dit trajectoire, dit mouvement.

Cette série nous invite à percevoir l’environnement, non pas comme ce qui nous entoure, mais comme un entrelacs de lignes, de trajectoires (visibles ou invisibles).

Qu’il s’agisse d’itinéraires habituels, de trajets ou d’errances, dès que l’on est en mouvement, on trace des lignes, des trajectoires dans le sens circulatoire.

Mélanie Bouillaud propose ici une retranscription graphique ( rectiligne, curviligne, ou circulaire) de l’expérience vécue, lorsqu’on se déplace dans un paysage urbain.

« L’univers est tramé de lignes invisibles, que notre regard tisse avec les choses » 

Tim Ingold

L’artiste, nous fait nous questionner sur notre rapport à la ville.

 Comment organisons-nous nos trajets dans un espace destiné à l’usage de tous, régit par des règles qui organisent son partage?

L’espace public détermine de manière plus ou moins contraignante nos mouvements.

Nous évoluons dans un monde de relations, nous faisons partie de ce qui nous environne. Nous sommes des relations, des trames tissées de trajectoires.

Ses œuvres, portions d’espace dans l’espace, à l’organisation géométrique et aux volumes colorés , nous amènent à prendre en considération la nature de la sensation et de la perception architecturale et environnementale, et plus largement le rôle du corps et de l’affect  dans notre appréhension du monde. Quelle est la part du volontaire, du hasard, de l’intuition, dans nos déplacements?

Tout est question de mouvement sur une surface où les chemins se croisent, se décroisent, convergent et divergent pour former un enchevêtrement, (ce que Gilles Deleuze nomme « rhizome ») qui ne cesse de s’étendre. 

La ville peut être analysée comme une multiplicité de réseaux qui s’entrecroisent. 

Trajectoire étant  ainsi à prendre dans le sens d’une série, plus ou moins ordonnée, de positions successives occupées par l’individu ou un groupe dans un espace social défini. 

Mais nos trajectoires circulatoires ne sont-elles pas intimement liées à nos trajectoires personnelles?

Ce concept est alors également à envisager comme la possibilité de formuler pour soi, un objectif et de concevoir une stratégie pour l’atteindre. Ces trajectoires comme des moments de vie, que chacun a connu, connaît ou connaîtra. 

Parcourir les œuvres de la série Trajectoire(S), c’est faire un parallèle avec les directions où des possibilités s’offrent à nous, où nous devons faire des choix. Un parcours de vie entre notre point d’origine et notre point d’arrivée. Une vue de l’esprit trace schématisée que nous laissons dans nos espaces vécus.

Déambuler dans ce travail artistique, c’est interroger le rôle des trajectoires et des rencontres dans le processus d’individuation. 

« Ne soyons pas racines, soyons rhizome, faites la ligne, jamais le point » (Gilles Deleuse)

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