De ses travaux à New York, Hierro nous avait rapporté des œuvres réalisées sur les cartons d’emballage trouvés dans les rues de la ville. Aujourd’hui, de retour à Nice, il nous propose une exposition de pièces inédites toujours sur ces mêmes cartons et des assiettes peintes en pièces uniques présentées dans des boites confectionnées en bois de palettes. Dans un contexte mondial de raréfaction des matières premières et de crise , il entend ainsi revenir à une légèreté de moyens en privilégiant la créativité pariant sur la radicalité de la mise en forme et, l’authenticité et la poésie du fond. « Redonner un titre de noblesse à ces matériaux réservés habituellement à emballer les objets et denrées courantes de notre société de consommation. Les assiettes pour nous réinviter à nous rappeler à nourrir nos âmes » : une manière également de disserter sur les formes diverses que prend la Beauté selon l’intention que l’on donne au sujet et au regard qu’on lui prête. La boite ici est plus qu’un cadre, elle évoque presque un emballage de transport, un voyage à venir, un endroit à quitter, ou une nouvelle vie à vivre. On retrouve là le caractère nomade et aventurier de l’artiste qui promène inlassablement ses ateliers au gré de ses voyages.































































